Avoir un défibrillateur sur le lieu de travail

La législation française ne mentionne pas l’obligation de posséder un appareil de défibrillation sur le lieu de travail. En revanche, si un accident survient, l’employeur peut être mis en cause. L’employeur est dans l’obligation en revanche de former des secouristes dans les ateliers de travaux à risques ainsi que sur les chantiers de plus de vingt travailleurs pendant plus de deux semaines. L’employeur doit également tenir informé ses salariés sur les risques encourus en matière de santé et de sécurité, ainsi que les moyens pour y remédier.

Comment faire fonctionner un défibrillateur

Le défibrillateur possède une pile ou une batterie assurant son autonomie. En plaçant les électrodes sur la victime, on effectue une analyse de sa situation cardiaque. En fonction du résultat, la machine détermine la suite des opérations. L’utilisateur en est averti par des signaux lumineux ou un écran d’affichage et un message vocal. L’appareil peut, par exemple, proposer de réaliser une réanimation cardio-pulmonaire ou de délivrer un choc. Pendant ce temps, le défibrillateur continue d’effectuer des analyses à intervalles réguliers afin d’adapter la marche à suivre. Il faut savoir que plus une victime est prise en charge rapidement, plus elle a de chances de survivre sans aucune séquelle.

L’utilisation d’un défibrillateur peut-elle comporter des risques ?

Un environnement humide (victime mouillée, pluie) ou métallique (victime montée sur une échelle ou un échafaudage) peut entraîner des complications d’ordre électrique : les personnes se trouvant autour de la victime peuvent ressentir le choc et les tests effectués par la machine peuvent être faussés. Voilà pourquoi il est fortement déconseillé d’utiliser un défibrillateur lorsque ces circonstances sont regroupées. Cependant, malgré les risques encourus, une victime secourue aura toujours plus de chances de s’en sortir qu’une personne non assistée. De plus, certains appareils enregistrent les résultats des différents tests et les transmettent directement aux équipes de secours afin que la victime soit prise en charge rapidement et facilement. Aucun risque de prodiguer un choc trop fort par rapport à ce dont la victime a besoin, les défibrillateurs calculent automatiquement la nécessité et l’intensité du choc électrique.

Comment choisir son défibrillateur

Parmi les différents modèles de défibrillateurs, il existe deux grandes catégories : les défibrillateurs automatiques et semi-automatiques. Les deux appareils fonctionnent en réalité de la même manière, à la différence que les défibrillateurs automatiques délivrent le choc électrique eux-mêmes, alors que les semi-automatiques ne le délivrent qu’après que le secouriste en ait donné l’ordre. Les deux types d’appareils se valent donc totalement. Pour compléter votre équipement de premiers secours, pensez à acheter une trousse de secours, toujours utile en cas d’accident.

 

Si vous choisissez d’équiper votre entreprise d’un défibrillateur, pensez à en assurer l’entretien périodique. Comme pour tout dispositif médical, le Code de la santé publique en impose la maintenance, mais la fréquence est laissée au choix de l’acheteur. Pensez régulièrement à changer les piles/batteries (tous les ans ou tous les cinq ans selon les modèles) et à vérifier que le gel de contact sur les électrodes n’est pas desséché.

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